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Le Ministère de l’Agriculture inquiet face à une grippe aviaire en plein été

Le Ministère de l’Agriculture inquiet face à une grippe aviaire en plein été

Les Fous de Bassan sont particulièrement touchés par la contamination estivale
Les Fous de Bassan sont particulièrement touchés par la contamination estivale
Les Fous de Bassan sont particulièrement touchés par la contamination estivale
Les Fous de Bassan sont particulièrement touchés par la contamination estivale
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Le 29 août le Ministère publie le bilan des contaminations depuis la mi-mai. Date à laquelle l’épidémie fut classée « négligeable ». Mais le développement soudain de la maladie en août interroge les services sanitaires. Professionnels et particuliers sont appelés à la vigilance.

Les faits : 97 cas détectés dans la faune sauvage hors saison

Les autorités sanitaires contrôlent la maladie selon plusieurs critères. Le bilan des contaminations concerne les souches hautement pathogènes. Et l’inquiétude monte alors que la maladie se propage habituellement en hiver et au printemps « La situation est exceptionnelle de par son ampleur et la période où les détections ont cours » indiquent les services de Marc Fesneau.

16 départements sont touchés au niveau de la faune sauvage. Le rapport précise que l’essentiel des récentes contaminations se fait par les oiseaux marins, notamment les Goélands, les Sternes et les Mouettes. Mais des cas ont aussi été observés chez des Vautours et des Hérons. Au total on dénombre 97 cas avec une forte augmentation des échouages dans la Manche. D’autres pays sont touchés comme le Canada et la Russie avec des centaines de Fous de Bassan retrouvés  morts sur les plages.

Autre situation du côté des exploitants agricoles en raison de l’élevage industriel et de ses densités. Chaque détection engendre l’abatage complet du cheptel. Quatre départements ont observé une présence de la grippe aviaire dans leurs exploitations.

Dans la Manche, 8 500 poules et canards sont abattus en juillet. La situation s’accélère le mois suivant avec 8000 autres volailles dans la Somme, 10.000 dans l’Ain et 45.000 dans le Morbihan. Des chiffres qui doivent être remis en contexte. En 2021 l’abatage total préventif concernait pas moins de 19 millions d’animaux. De quoi renforcer les arguments des militants opposés à l’agriculture intensive.

Le contexte : un épisode anormalement long

Avec des cas détectés durant 3 saisons consécutives, le terme d’épisode n’est peut-être plus à employer. Les autorités communiquent en raison du caractère exceptionnel de l’épidémie. La situation est inhabituelle en plein été. Si bien qu’à la mi mai le Ministère de l’Agriculture annonçait une sortie de crise et un classement en niveau de risque « négligeable ». Contraint de corriger le tir, son service presse déclare le 29 août que « Le Laboratoire national de référence (LNR) de l’Anses a confirmé la présence du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène sur une centaine d’événements dans la faune sauvage du littoral de la Manche. »

Face à ces contaminations, le personnel chargé de la surveillance de la faune sauvage est mobilisé autour de zones de contrôle temporaire. Qui s’ajoutent à la veille réalisée toute l’année par de nombreux professionnels allant des gardes du littoral aux ornithologues. Les services sanitaires peuvent aussi compter sur les observations des particuliers.

Il est d’ailleurs conseillé de contacter la mairie ou l’Observatoire Français de la Biodiversité lorsque vous rencontrez un oiseau mort. A plus forte raison si vous découvrez plus de 5 cadavres dans un rayon de 500 mètres. On parle alors de mortalité suspecte. Il ne faut pas les ramasser. La mairie et l’OFB sont chargés du ramassage et des transmissions auprès des services vétérinaires qui réaliseront les vérifications pour différencier une mort naturelle d’une présence de pathogène. « Ces mortalités sont suivies dans le cadre du réseau SAGIR (dispositif national de surveillance de la santé de la faune sauvage) qui réalise des analyses » précise le ministère de l’Agriculture. Permettant d’enclencher des procédures de contrôle renforcé dans les exploitations environnantes, afin de limiter la propagation du virus.
Pour ne pas encombrer les services, il n’est pas nécessaire de contacter la mairie si l’animal a des signes de prédation (griffure, tête arrachée, perforation par balle, etc.).

La situation est surveillée de prêt. S’agit-il d’une anomalie temporaire ou faudra-t-il intégrer la période estivale dans la saisonnalité de la maladie ? La cause pourrait se trouver du côté du réchauffement climatique impactant les habitudes des oiseaux migrateurs et des faunes qu’ils rencontrent. Mais il est encore trop tôt pour l’affirmer.

Pour plus d’information sur l’influenza aviaire, vous pouvez consulter les publications de l’OFB :

https://www.ofb.gouv.fr/ce-quil-faut-savoir-sur-linfluenza-aviaire

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