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Jean-Luc Mélenchon contre les Zelensky : « Dans tous les pays du monde on a élu des petits Macron»

Jean-Luc Mélenchon contre les Zelensky : « Dans tous les pays du monde on a élu des petits Macron»

Crédits :  Présidence Ukrainienne & Burlot
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Son intervention avait fait scandale en prophétisant un attentat avant les élections de 2022. Mais ce qui nous intéresse ici est une autre partie de ce même discours, emblématique des postures du candidat : l’influence des réseaux et leur confusion dans un groupe commun résumé par un « ils », indéfini. Cette généralisation constitue-t-elle une source de désinformation et ces imprécisions peuvent-elles expliquer la désertion de certains électeurs ?

Les faits : Pour Mélenchon, « ils » sortent un candidat du chapeau :

Pour aborder les propos du candidat, sans omettre le contexte, voici la retranscription de l’intervention de Jean Luc Mélenchon prononcée sur France Info le 6 juin 2021 :

« J’espère qu’il (ndlr : Emmanuel Macron) se représentera. Parce que celui là il aura un bilan. On dira voilà ce que vous êtes capable de faire. Et puis voilà ce que vous avez prévu de faire. Sinon on vous en sort un autre du chapeau, un autre petit Macron. Tout les autres sont là pour lui souffler dans les voiles. Et tout d’un coup ça vous fait un type on sait pas qui c’est. »

Relance des journalistes : « vous pensez à qui » ?

« Je ne sais pas c’est le système qui l’invente la dernière fois Macron il est arrivé au dernier moment. Là ils vont peut être nous en trouver un autre. (…) dans tous les pays du monde on a élu des petits Macron. Il s’appelait Macri en Argentine, c’était un comédien en Uruguay, c’était en Ukraine un type qui jouait dans une série de télévision (ndlr : Volodymyr Zelensky). Dans tout les pays du monde ils ont inventé un type comme ça, qui sortait de rien et qui venait d’un système oligarchique. »

Le contexte : De l'emploi du "ils" dans les discours, à son interprétation, au réel

Le problème de ce genre de généralités c’est qu’elles restituent mal la complexité des situations et des faits, pouvant induire l’idée d’un pouvoir mondial homogène. Laissant à l’auditoire une vaste marge d’interprétation du discours. C’est cette particularité que l’on appelle « confusionnisme » : empêcher l’analyse objective des faits, par une imprécision accompagnant une dénonciation fantasmagorique.

Cependant un élément du discours de Mélenchon est défendable, celui d’une association entre des candidats et des groupes oligarchiques. Mais l’emploi d’un pronom indéfini ne permet ni de vérifier les faits mentionnés, ni de les définir. Les personnalités, les financiers, les réseaux, les lobbyings, leur multitude, sont confondues en un seul mot comme si il n’y avait que Mélenchon d’un côté, et le reste du monde de l’autre. Pouvant autant faire référence à la lutte des classes, qu’à l’existence d’une domination juive, que d’un gouvernement secret ou de simples lobbyings. Vous mélangez le tout et tirez la réponse au hasard.

Cette confusion se confirme par les réactions de certains militants de la France Insoumise lorsqu’ils commentent les interventions de leur candidat. Des expressions caricaturales de la politique et de la géopolitique pullulent dans tout les réseaux de la LFI, qui s’était pourtant construite sur une forme de rationalité et de compétences de la société civile.
Si bien que des militants revendiquent une fin de la liberté et de pluralité de la presse, alimentent des désinformations et se sentent confortés par les propos de leur candidat.

Ces commentaires sont présents sur des publications d’élus de la LFI et des groupes d’échanges entre militants. Ils sont de plus en plus rarement contredits par les autres militants. Et pour cause, toute personne s’opposant à ces caricatures fait immédiatement l’objet d’accusation complotiste ou de préjugés « Pour qui travaillez vous ? » , « J’espère que vous êtes bien payé pour ce que vous dites » ou encore le célèbre « C’est un macroniste ne l’écoutez pas ». Un climat très peu propice au débat et qui a eu un effet repoussoir sur le reste de l’électorat et chez certains électeurs du parti. Ces derniers constatant un discours qui pourrait être utile pour défendre une égalité électorale affranchie des ingérences de l’argent, mais qui par la démagogie déployée, alimente et s’appuie sur des comportements pourtant combattus par la gauche.

Des batailles électorales plus complexes que le discours :

Le candidat insiste sur le « tous », concernant les pays du monde ayant investi un « Emmanuel Macron ». La réalité est pourtant bien plus diverse et si les leviers de l’argent privé interviennent, cela ne peut en aucun cas gommer les aspirations locales ni les fautes de sa propre candidature, qui participent elles aussi au résultat final.

Nombre de dictatures, qui ont reçu des commentaires de légèreté de la part du candidat insoumis, restent au pouvoir, sans aucune alternance. C’est le cas de la Russie et de la Syrie. On peut aussi souligner la situation de pays où la prise de pouvoir se réalise par la force. La junte d’extrême droite malienne, qui a réalisé un coup d’état militaire est pourtant considérée par Jean Luc Mélenchon comme l’expression de son peuple. C’est encore là une horreur masquée par les choix oratoires du candidat qui abuse du discours mythique du peuple unifié et de confusions.

Concernant le Royaume-Unis, Boris Johnson a une stratégie politique ayant des similitudes avec celle de Jean-Luc Mélenchon en commençant par le journalisme pour finir en candidat, après avoir enflammé le discours politique. C’est davantage sa démagogie que son réseau de soutien, qui a permis son élection.

L’on pourrait ainsi décliner le commentaire pour le reste du monde et voir que les intérêts s’opposent et que les accessions au pouvoir divergent. L’emploi du mot oligarchie par Jean-Luc Mélenchon semble donc faire l’objet d’une interprétation partial en plus d’être confus. Si l’argent : l’oligarchie, est un levier d’accès au pouvoir, on peut difficilement négliger que la force ou la démagogie soient aussi des modes d’accès à l’exécutif. Sans même compter la fragmentation, les oppositions et les concurrences entre oligarques, il est déjà faux de dire que les dirigeants sont tous établis par une oligarchie.

Les stratégies de financement électoral en France et les réseaux oligarchiques :

Emmanuel Macron a effectivement reçu un soutien de la part d’oligarques français en 2017 et cela a constitué un net avantage. Mais ces élites n’ont pas un candidat unique, elles s’opposent. Aujourd’hui la majeure parti du financement d’En Marche se constitue sur les aides de l’État acquises par le score des précédentes élections. Et si Emmanuel Macron continue d’avancer aux côtés d’homme d’affaire tels que Bernard Arnaut, les soutiens d’élites bénéficient aussi à ses concurrents, quand ils ne sont pas eux même de grandes fortunes. Il n’y a pas d’oligarchie unifiée en France : Vincent Bolloré, lui soutien par ses médias, la candidature d’Eric Zemmour. Et Jean Luc Mélenchon a plusieurs fois tenté de draguer Serge Dassault, en témoignant de son admiration.

A l’extrême droite, la famille Le Pen a longtemps bénéficié des héritages des cimenteries Lambert, dont le gérant déclarait à Jean-Marie « Je veux que tu sois libre de faire de la politique, de t’y consacrer […]. Je ne veux pas que tu sois contraint de sortir de ta route pour des conditions matérielles […]. Donc je te fais mon héritier […], tu t’en serviras pour défendre les idées nationales. ».

Concernant les prêts, Marine Le Pen s’est tournée du côté de banques russes puis hongroises. Jean-Luc Mélenchon à quant à lui bénéficié d’un prêt de 5 millions d’euro par une banque coopérative dont il a d’abord refusé de divulguer l’identité.

 

Chez Reconquête, Eric Zemmour compte parmi ses conseillers des habitués de l’enrichissement. Dont Olivier Ubéda qui a travaillé pour les grandes fortunes suivantes : Nicolas Sarkozy, Rachida Dati ou encore François Léotard. On compte aussi Julien Madar, qui a travaillé pour les banques d’affaires Rothschild et qui propose 800 appartements haut de gamme en location. Sans compter le prêt de 300.000 euros accordé par Charles Gave avant que celui ci ne retire son soutien en raison de divergence sur les questions européennes.

Est-il encore nécessaire d’aborder le cas de Valérie Pécresse ? Grande gagnante du concours des fortunes personnelles au sein des candidats à la présidentielle de 2022, avec un patrimoine de 10 millions d’euros. Acquis par ses indemnités d’élue et par le poste de son mari en tant que Président Directeur Général d’une branche du groupe General Electric, issue du rachat d’Alstom. Cependant la campagne de financement pour les élections présidentielles de 2022, se fait chez LR avec une technique similaire à celle de la France Insoumise : compter sur le nombre d’adhérents et leurs dons.

 

La Remontada d’Arnaud Montebourg n’est pas en reste concernant l’aide de grandes fortunes. Bien qu’il se soit retiré de la course à l’Elysée depuis, il est impliqué dans un scandale qui a éclaboussé plusieurs acteurs de gauche. Maxime Renahy, journaliste recruté par Le Média Blast pour diriger la branche investigation, se retire rapidement du projet en dénonçant des actions d’influence de la part du milliardaire Hervé Vinciguerra. Celui ci tout en constituant sa fortune à travers des pays comme le Luxembourg, a participé au financement de Blast et d’Anticor et aurait eu pour dessin, d’orienter les publications contre les opposants d’Arnaud Montebourg. Les financements ont été confirmés, mais l’accusation autour d’une contre partie fait l’objet de démentis de Denis Robert, patron de Blast et d’Elise Van Beneden, présidente d’Anticor.
Pour compliquer encore les choses, notons que Blast est par ailleurs un média très favorable à la France Insoumise.  L’affaire permet à minima de voir la participation à des associations et médias dit de gauche radicale, de la part du principal financier derrière le parti d’Arnaud Montebourg. On pourrait aussi citer les nombreuses péripéties de Le Média, lui aussi en soutien à la LFI. Et ainsi constater que les personnes rapides dans la dénonciation de présences oligarchiques et de tentative de corruption à droite, tentent au maximum de faire l’autruche concernant les déboires des réseaux qui leur sont favorables.

Si l’on s’interroge sur le financement et les soutiens de réseaux à l’attention des partis politiques, alors Lutte Ouvrière et le Nouveau Parti Anticapitaliste, feraient presque passer Jean-Luc Mélenchon  pour un privilégié. Ce qui est d’ailleurs la source de tension entre certains de leurs militants.

En comptant les petites formations, on atteint toutes élections confondues, un total de 579 partis politiques en France. Avec chacun leur stratégie de financement et d’accès au pouvoir. Comprenant les dons des électeurs lambdas, aux soutiens de chef d’entreprise allant des PME aux multinationales et constituant une multitude d’intérêts et de réseaux parfois convergents, et parfois divergents. La France Insoumise possède elle aussi un réseau de soutien médiatique, qui n’a rien à envié à BFMTV concernant la partialité de certains exposés ou la manière de répartir la parole. Le monde médiatique est complexe, et davantage depuis l’apparition d’internet.

Les enjeux : Restituer la complexité pour ne pas s’enfermer dans une niche électorale

Revenons à notre Zelensky. Jean-Luc Mélenchon a raison de parler de soutiens oligarchiques. Il a reçu l’aide financière et médiatique de réseaux étrangers et de l’oligarque Igor Kolomoïsky. Les enquêtes sur ses propriétés et les biais de corruption, assez justement synthétisées dans le documentaire « La story Zelensky » diffusé sur TMC début février, confirme une situation social très aisée.

Mais qui était face à lui ? On compte Petro Porochenko qui a fait fortune dans la confiserie et est accusé de soutien financiers aux milices d’extrême droite dans le Dombass. Lui aussi soutenu par des oligarques et pourtant perdant.

Ce n’est pas tout. Ioulia Timochenko est elle aussi candidate aux élections présidentielles ukrainiennes de 2019. La candidate, a fait fortune dans le gaz en prenant la tête d’une compagnie qui jusqu’en 1990, détenait le monopole de l’importation du gaz russe.

Et si ces trois personnages sont les plus emblématiques, il reste 36 autres candidats en Ukraine.

Hormis dans les dictatures, les élections ne sont pas façonnées par une seule oligarchie, mais par une diversité d’acteurs et de réseaux en confrontation, dans lesquelles s’entremêlent des candidatures plus modestes, sans être désintéressées. Et si des candidats consensuels gagnent ces élections, c’est aussi en raison de cette multiplication colossale des candidatures qui divisent à l’extrême l’électorat. Permettant de se hisser au second tour avec des chiffres électoraux pourtant faibles. Zelensky se qualifie au second tour avec un score de 30 %. Est-ce l’oligarchie qui crée autant d’opposants et de fragmentation ? En France, l’on voit bien que cela vient d’abord de l’intégrisme des partis et de leurs candidats, qui refusent toute logique d’unité et de compromis. Se condamnant à l’échec avant même le début des élections.

Zelensky en 2019 est-il un « type dont on sait pas qui c’est » (…), « sorti de rien » ?

Il serait le candidat du « ils », mais a pourtant battu un riche candidat accusé de compromission avec des néo nazis, ainsi qu’une riche candidate issue d’un lobbying gazier. Pas sûr que les électeurs de la France Insoumise puissent apprécier la situation politique et géopolitique ukrainienne à travers les propos de leur candidat. C’est par ce même « ils » que Zelensky peut justement être diffamé en tant que candidat néo nazi : le pronom indéfini massacre la compréhension des élections présidentielles ukrainienne, et confond tout les rapports de force dans un personnage imaginaire.

Avant Zelensky, un autre politicien incarnait la diversité des influences de réseaux et de systèmes politiques : Viktor Ianoukovitch. Il était à l’opposé de l’actuel président, puisqu’en soutien aux intérêts russes, et soutenu par la Russie.

Et si effectivement Zelensky a des liens avec les Etats-Unis, la révolution orange n’aurait pu se constituer sans que le président pro russe, n’ait détérioré la situation économique du pays et augmenté le niveau de répression. Refuser d’inclure ces dimensions dans le commentaire politique d’un candidat à l’élection présidentiel, c’est refuser la part d’autodétermination des peuples au profit d’un discours confus.

On ne peut pas déconnecter l’influence et la gravité des situations politiques, médiatiques, sociales, militaires et économiques locales. En 2010 des contestations violentes commencent en Ukraine lors du prolongement de 25 ans du bail accordé à la flotte Russe à Sebastopol. Les ukrainiens, gardant en mémoire les déportations commises par Staline en Ukraine en 1944, et voyant Poutine commémorer le personnage tout en tenant des discours niant l’identité des ex républiques soviétiques, s’inquiète de cette présence militaire russe. Par ailleurs, Ianoukovitch réalise plusieurs réformes lui permettant de limoger et nommer sans justification, les membres de son gouvernement. Les prérogatives du Parlement ukrainien sont amoindries quand celles du président sont étendues. Avant l’élection de Petrochenko, puis de Zelensky, le pays est face à un président progressant vers une dictature, soutenue par la Russie.

Zelensky n’est d’ailleurs pas un inconnu lorsqu’il prend le pouvoir en 2019, pas plus que son soutien par des grandes fortunes ne permet de présenter un candidat « vierge ». Au contraire : le soutien de Kolomoïsky à Zelensky est dénoncé pendant la campagne présidentielle. Il est même accusé d’en être la marionnette. On ne peut donc pas prétendre sérieusement qu’il soit sorti d’un chapeau pour «  tout d’un coup ça vous fait un type on sait pas qui sait ». Il est issu de rivalités politiques, avec des compromissions connues du grand public, mais il est aussi élu par un contexte de refus du néo-nazisme et de menace russe ayant complètement redessiné les attentes et priorités des ukrainiens.

Ce « ils » vient encore perturber la compréhension, quand on se penche sur les aspects géopolitiques et les intérêts commerciaux et militaires. Lorsque Zelensky pactisait militairement et financièrement avec Donald Trump, ce dernier était accusé de compromission avec Vladimir Poutine. Un Poutine qui recevait de l’armement militaire français, de la part d’un Emmanuel Macron qui se rangera du côté ukrainien. Définitivement, le monde n’est pas celui de la géostratégie des « ils », mais une multitude d’intérêts qui s’opposent, se compromettent, se contredisent, se trahissent et évoluent dans leur relation et dans le temps en fonction des individus au pouvoir.

En France, lors des élections de 2017, si Macron a bénéficié d’un renfort médiatique impressionnant, là encore ses compromissions avec les milieux d’affaire étaient parfaitement connus. Comme pour Zelensky.

Mélenchon, l’enfer pavé de bonnes intentions :

Face à des partis et candidats affiliés à de grandes fortunes, on peut néanmoins comprendre l’agacement de Jean-Luc Mélenchon sur le poids de l’argent et des réseaux. Quand on préfère la multitude de petites sommes au grand soutiens financiers, on conserve un potentiel d’indépendance plus grand. Et lorsque l’on promet de taxer plus fortement les grandes fortunes, on s’attire leur opposition. Mais il conviendrait pour constituer ces soutiens par la base, de restituer la situation sans envoyer la politique dans des caricatures. C’est cette attitude fréquente chez le candidat insoumis qui a très probablement engendré une perte de soutien de la part de nombreux électeurs de gauche.

La première personne qui aurait donc intérêt à écouter les critiques contre Jean-Luc-Mélenchon, c’est lui même. Se remettre en question pour comprendre les électeurs récalcitrants, sans les caricaturer en pro Macron, rouvrirait ses perspectives électorales. Sans quoi il s’enfermera dans une niche électorale : celle qui tolère les approximations, les confusions et un discours qui finalement, se rapproche de celui déployé par les tenants du totalitarisme.

Il semble assez improbable que la France Insoumise obtienne une majorité présidentielle avec une telle stratégie. Et les rappels d’un programme progressiste n’y changeront rien, pour un peuple de gauche très alerte sur les trahisons des candidats qu’elle élit. Et qui avant d’avoir confiance en l’application d’un programme, exige des gages de sérieux et d’intégrité, de la part de celui qui aura les pleins pouvoir au soir du second tour.

Si pour certains candidats l’argent permet d’accéder au pouvoir, que pour d’autres cela passe par la force, il reste aussi dans les facteurs de corruption démocratique, la démagogie. Elle fidélise une minorité d’électeurs en flattant de bas instincts. L’électorat de gauche peut difficilement rejoindre un programme, dont le directeur exécutif multiplierait les erreurs d’analyse. Cela laisse craindre un exercice du pouvoir partial et contraire aux promesses. C’est l’une des causes de la forte abstention à gauche, qui ajouté à la multitude de partis en course, conduit à l’échec. Il n’y a même pas besoin d’oligarques pour perdre.

Bibliographie & sources :

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