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Aucun membre du Conseil de Sécurité de l’ONU n’a relayé la demande des autorités maliennes

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Abdoulaye Diop ministre des Affaires Etrangères du Mali en compagnie de Zhilong Chen, ambassadeur de la République Populaire de Chine le 26 août 2022
Abdoulaye Diop ministre des Affaires Etrangères du Mali en compagnie de Zhilong Chen, ambassadeur de la République Populaire de Chine le 26 août 2022

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Abdoulaye Diop ministre des Affaires Etrangères du Mali en compagnie de Zhilong Chen, ambassadeur de la République Populaire de Chine le 26 août 2022
Abdoulaye Diop ministre des Affaires Etrangères du Mali en compagnie de Zhilong Chen, ambassadeur de la République Populaire de Chine le 26 août 2022
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Les effets d’annonce permettent de porter le discrédit sans avoir prouvé les faits reprochés. 18 jours après la saisine du Conseil de Sécurité des Nations Unis par le Mali, Pragma a vérifié l’état de la procédure auprès du CSNU. Bien que la junte vante sa coopération renforcée avec la Russie et la Chine, aucun des deux pays n’a encore appuyé la plainte des autorités maliennes.

Les faits : Aucune réunion d’urgence n’est pour le moment programmée

Le 15 août l’autorité malienne contacte le Conseil de Sécurité de l’ONU pour demander une réunion d’urgence. La France est accusée de violation de l’espace aérien malien et de soutien aux mouvements terroristes. La presse internationale s’empresse alors de relayer les propos d’Abdoulaye Diop, ministre des Affaires Étrangères, malgré la longue série de désinformations produites par la junte malienne depuis le coup d’État.

Pragma Média a pu joindre le Conseil de Sécurité de l’ONU pour vérifier l’état de la procédure. Benjamin Villanti, chargé des questions à l’ordre du jour au Conseil de Sécurité de l’ONU, nous confirme l’existence du courrier tout en ajoutant « Je ne crois pas qu’un membre du Conseil de Sécurité ait cherché à tenir une réunion suite à la demande du Mali ». Il nous explique le fonctionnement habituel : « la pratique courante face à une telle demande, repose sur la prise en charge par l’un des membres du Conseil de Sécurité de l’ONU qui doit alors convoquer une réunion ». Chose qui n’a pas été faite. Pas même par les partenaires du Mali que sont la Chine et la Russie.

Un tel soutien s’obtient généralement par la fourniture des preuves auprès d’un pays membre. L’autorité malienne promettait la diffusion d’un dossier étayé mais s’est jusque là contenté d’un simple courrier et de quelques coordonnées de vol. Données qui ont d’abord été annoncées sur les réseaux sociaux, avant même d’être traitées par le Conseil de Sécurité. Par ailleurs, la gravité des accusations portées par le pouvoir malien contre la France, justifierait une saisine du Tribunal International de La Haye. Procédure qui n’a pas été réalisée.

Fin du dossier ? Pas forcément « Il est toujours possible qu’une réunion ait lieu mais comme je vous l’expliquais, aucune convocation ou planification n’est annoncée » conclue Benjamin Villanti.

Le contexte : une stratégie de communication à destination des électeurs maliens

Les accusations en série sans instruction des dossiers sont devenus une habitude de la part des autorités maliennes et suivent une campagne électorale basée sur la xénophobie. Pour s’assurer une élection, la présidence et plusieurs membres du CNT concentrent leur communication politique autour de boucs émissaires, transformés en ennemis de l’extérieur. La France est ainsi décrite comme un allié du terrorisme, malgré ses pertes durant les combats et l’élimination de plusieurs chefs de l’EIGS. Les militaires ivoiriens sont quand à eux accusés de tentative de coup d’État, sans qu’aucune preuve ne soit fournie.

Le courrier envoyé au Conseil de Sécurité de l’ONU constituait la démarche la plus tangible et laisser imaginer une procédure permettant enfin de trancher entre la version des autorités maliennes et celles de la France.

Abdoulaye Diop s’est de nouveau exprimé sur la question le 26 août, lors d’une visite diplomatique de l’ambassadeur de Chine : « Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi de la saisine, par le Mali, du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les actes graves posés par les Forces françaises et qui portent atteinte à la paix et la sécurité internationale. » Mais une semaine plus tard, la Chine n’a toujours pas appelé ses homologues pour organiser une réunion sur le sujet.

En revanche un autre évènement s’est déroulée au Conseil de Sécurité de l’ONU le 31 août. Le renouvellement jusqu’en septembre 2023 des sanctions contre les groupes djihadistes et leurs membres identifiés. Résolution dont le préambule est rédigée par la France et le Mexique et votée à l’unanimité. Le texte interdit le financement des groupes djihadistes ainsi que la libre circulation de leurs avoirs ou de leurs membres identifiés.

Sources :

– Propos de Benjamen Villanti, chargé des questions à l’ordre du jour au Conseil de Sécurité de l’ONU.
https://press.un.org/fr/2022/cs15010.doc.htm

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